The entire SaNoSi team wishes you a very happy new year for 2025!
Toute l'équipe de SaNoSi vous souhaite une très belle année 2025 !
Un van polonais sillonne les routes d’Ukraine. A son bord, Maciek Hamela évacue des habitants qui fuient leur pays depuis l’invasion russe. Le véhicule devient alors un refuge éphémère, une zone de confiance et de confidences pour des gens qui laissent tout derrière eux et n’ont plus qu’un seul objectif : retrouver une possibilité de vie pour eux et leurs enfants.
(Re)découvrez les œuvres et les moments qui ont fait l'année 2023 de SaNoSi Productions !
Jérémy Florès se confie sur sa carrière, ses aspirations, et sur la manière dont il envisage son avenir. Derrière le surfeur, nous rencontrons l’homme qui fait vibrer toute une génération.
Après cinq années de poursuites judiciaires pour « délit de solidarité », un éleveur de poules, Cédric Herrou fait reconnaitre dans la Constitution le « principe de fraternité ». Depuis, il a changé son monde, il s’est dépossédé de sa terre pour en faire une terre commune et fonder, avec Marion Gachet, la communauté Emmaüs Roya (première communauté Emmaüs agricole du monde) qui ouvre la possibilité d’offrir un cadre de vie à des personnes précaires en toute situation, même « irrégulière ». C’est cette histoire que raconte AUTREMENT. AUTREMENT est une réponse à tous ceux qui préfèrent construire des murs plutôt que des ponts. Une histoire à échelle locale et universelle par ses dimensions humaines, sociales, politiques et écologiques. Une aventure joyeuse et palpitante au rythme de l’impressionnante capacité de résilience des personnages qui la font vivre par leur puissance de travail, leur sens de la débrouille, leur volonté inébranlable, leur courage inventif... Des personnages perpétuellement régénérés par une analyse de la société à partir de leur situation, pleine d’intelligence, de lucidité, d’ironie, de drôlerie aussi, sur une région, un pays, un continent, un monde et une époque. Une success story éco-politique, solidaire et fraternelle qui retrace l’invention d’une façon de penser, de vivre et de faire « autrement » dans une vallée frontalière, celle de la Roya qui, entre la France et l’Italie, se jette dans la Méditerranée.
Bande annonce de la collection La Visite La Visite est une collection de courts métrages où dix auteurs-réalisateurs au regard singulier nous proposent dix rencontres de personnes en situation de handicap mental dans dix grands lieux de culture. Chaque film permet d’aborder petits et grands sujets en résonance avec ces lieux.
Dans une ferme isolée du Vercors, un paysan ingénieur en électronique, Jean-Philippe Valla, développe des techniques d'auto-suffisance énergétique et alimentaire. La chorégraphe Julie Desprairies vient travailler dans cette ferme extraordinaire avec des danseurs et des musiciens. Le geste agricole et le geste dansé se confondent, le travail de la terre et la chorégraphie cherchent ensemble une plus juste façon d'habiter le monde.
Derrière l’image tranquille des paysages, d’une nature sereine et des scènes de la vie ordinaire, des voix d’anonymes apparaissent et se répondent. Elles racontent ce moment de l’histoire où, revêtu d’un gilet jaune, des femmes et des hommes se sont rassemblés pour exprimer leur colère et leur détermination à changer de monde. Le film « Les voies jaunes » est une quête de cette mémoire frémissante, sur une ligne grondante qui va du Havre à Marseille.
À 77 ans, Ernst Akramov est une légende vivante de la médecine au Kirghizistan. Il a consacré 56 années de son existence à la chirurgie, en explorant toutes ses finesses et ses secrets. Un véritable sacerdoce pour lequel il a sacrifié sa vie privée. Là où d’autres auraient choisi la gloire et l’argent, Akramov se nourrit du rétablissement de ses patients. Voilà plus de 20 ans que le docteur passe ses soirées seul, dans l’enceinte de l’hôpital, car il a choisi de vivre dans une petite chambre sur son lieu de travail pour accorder toute son attention à ses patients.
Bobo et Michael Lonsdale, dans les vastes salles et les couloirs lumi-neux du Château de Versailles, commentent l’histoire.
À Boston, dans son appartement en demi sous-sol où l’atmosphère sort tout droit d’un vieux film noir, le grand pianiste américain Ran Blake mène une vie solitaire et continue de façonner son jeu inclassable. Depuis plus de 70 ans, c’est son obsession pour le cinéma qui l’anime et qui nourrit sa musique dans un dialogue unique entre les deux arts.
L’hôpital du Peuple n°6 est l’un des plus grands de Shanghai. Ici se côtoient personnel médical, patients et familles aux vies bouleversées. À travers des histoires croisées se dessine un portrait de la Chine d’aujourd’hui entre hyper-modernisme et culture traditionnelle. Face aux aléas de la vie, la tendresse et le sens de l’humour chinois surgissent au moment où on les attend le moins, permettant à chacun de garder l’équilibre.
Un matin comme tant d’autres au café Le Soleil dans le XXème arrondissement de Paris. Lieu mythique au cœur des mémoires conjuguées, immigrée, ouvrière et révolutionnaire du quartier Belleville-Ménilmontant, Le Soleil a fait sa mue. Sa terrasse est devenue le lieu de ralliement des « bobos » du quartier. C’est au cours d’une ultime journée de palabres, avant sa fermeture définitive, que Le Soleil verra se croiser les derniers témoins de la petite et de la grande Histoire de l’immigration algérienne en France. Une femme, des hommes, ouvriers, intellectuels, écrivains, musiciens, commerçants, tous diront, les uns leur enfance dans la guerre, les autres leurs combats politique, syndical, culturel. Les luttes qui ont émaillé l’histoire heurtée des relations entre la France et l’Algérie durant ces soixante dernières années. Des témoignages poignants, drôles aussi parfois, éclairés par des historiens et autres spécialistes de la question.
La steppe de la Patagonie est devenue un nouvel eldorado. Dans la base d’Añelo, pour trouver une place de chauffeur, José Luis s’accommode des logiques de compromission du monde du pétrole mais souffre de l’éloignement de sa femme, surtout quand celle-ci tombe malade. Cécilia, une paraguayenne, travaille dans la région comme prostituée. Aussi, quand elle décide d’arrêter pour avoir une vie plus tranquille, elle finit par hésiter : recommencer, faire des ménages à bas salaire, ou revenir au pays pour voir grandir ses trois filles ? Composer, prendre des décisions difficiles et assumer les conséquences qu’elles entrainent, c’est également ce qu’expérimentent les Patagons. Les terres de l’indienne Mapuche Relmu et du fermier gaucho Pampa sont convoitées. Relmu résiste, s’oppose, quitte à affronter des procès. Sa détermination ne souffre aucun pli, même quand elle comprend qu’elle fait grandir ses enfants dans un climat de peur. Le vieux Pampa, lui, s’adapte comme il peut à l’arrivée du « progrès ». En acceptant un arrangement financier, il pourrait éviter de tout perdre, mais au fond, est-ce vraiment ce qui lui importe ? Pour ces personnes, l’« arrivée » du pétrole a engendré des espoirs, des doutes et des résignations. Contraints de prendre des décisions déterminantes pour leur avenir, chacun d’entre eux courbe l’échine, se relève, s’adapte et trouve comment continuer à vivre.
Depuis quinze ans, Chartres est devenue une capitale internationale de la lumière. On m’invite à en faire son portrait, la cathédrale en son coeur. Je vais à la rencontre de ceux et celles qui vivent autour d’elle, ceux et celles qui lui rendent visite, qui y travaillent, qui l’arpentent, qui la contemplent, qui la relient à la ville et au monde.
« C’est l’histoire d’un bal. Un grand bal. Dans le bocage bourbonnais, au mois de juillet, depuis plus de 27 ans, qu’il pleuve, qu’il gadouille, qu’il vente ou sous le soleil, on y danse, on y danse, pendant sept jours et sept nuits. Tous en rond, nous sommes plus de deux mille, toutes générations confondues, du nourrisson à l’octogénaire. On y parle aussi plusieurs langues. On vient de partout. Ça tourne, ça virevolte, ça piétine, ça transe, ça transpire, ça rit, ça pleure, ça chante, ça joue, ça suinte, ça vit. J’y danse aussi. Mais cette année je vais aussi y faire un film. Tenter de partager, rendre visible ce tourbillon pour qui ne le connaît pas. Le film aussi comme un tourbillon. Danser, danser, tenir, manger, danser, danser, danser, dormir, danser, danser, écouter son corps, sa fatigue, boire, danser, ne rien louper, des fois que ce soit mieux encore alors qu’on est parti se coucher, danser, se rencontrer. Filmer les regards, les échanges, le « entre », la communauté, la somme de ses singularités, le mouvement balbutiant, naissant, l’agilité, la simplicité des expérimentés, les lâcher-prises, les libertés que l‘on prend, la folie douce, la grande humanité qui défile, la joie qui illumine les visages, les attentes sur les chaises, l’amour qui naît, la fatigue qui tombe, les liens qui resserrent et font tenir debout. Donner à voir comme c’est différent, quand on ose enfin se toucher, quand on se regarde, quand on vit ensemble. Et que la vie pulse. »
Cédric Herrou, agriculteur dans la vallée de la Roya, voit son quotidien bouleversé par l’arrivée de réfugiés. Avec d’autres habitants ils décident d’accueillir et d’apporter leur aide aux migrants qui frappent à leur porte ou qui traversent la vallée. Le réalisateur Michel Toesca a suivi le périple d’un citoyen qui, malgré les risques judiciaires encourus, s’insurge et résiste pour faire respecter les droits de l’homme, guidé par l’esprit inventif et convivial du « Pantäi Niçois » et le bon sens paysan.